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| Red Hat Documentation |
Vérification de la "signature" d'un paquetageGrâce à la technologie RPM, il est facile d'installer rapidement des applications ; et si ce que vous avez installé ne vous plaît pas, vous pouvez aisément supprimer des applications de votre système. Mais il ne faudrait pas déduire de cette facilité d'emploi que RPM est peu sûr. En effet, RPM collabore avec Gnu Privacy Guard (également appelé GnuPG) pour garantir la "fiabilité" du paquetage téléchargé. Imaginons que vous avez téléchargé le paquetage coolapp-1.1.rpm. Pour vérifier rapidement l'intégrité du fichier, tapez
Le système affiche immédiatement le message coolapp-1.1-1.rpm: md5 OK. Ce court message signifie que le fichier n'a pas été endommagé par le téléchargement. C'est évidemment très bien mais quelle est la fiabilité du développeur ? Le connaissez-vous vraiment ? Si le paquetage est signé à l'aide de la clé GnuPG du développeur, vous savez au moins que le développeur est bien celui qu'il prétend être. GnuPG est un outil permettant de sécuriser les communications ; il s'agit d'un outil de remplacement complet et gratuit de la technologie de cryptage de PGP. Avec GnuPG, vous pouvez authentifier la validité de documents, crypter et décrypter des données à destination ou en provenance de vos correspondants. Cet outil peut également décrypter et vérifier des fichiers PGP 5.x. Durant l'installation de Red Hat Linux, GnuPG est installé par défaut. Après avoir consulté la présentation de GnuPG ci-dessous, vous serez en mesure de vérifier les clés d'un développeur. GnuPG utilise l'échange de clé publique comme forme de cryptographie. Lorsque vous vérifiez la clé d'un propriétaire, vous pouvez être certain que ce dernier est bien celui qu'il prétend être. Dans la cryptographie à clé publique, les utilisateurs créent une paire de clés, composée d'une clé publique et d'une clé privée. Si vous pouvez distribuer votre clé publique à des correspondants ou à des serveurs de clés publics (sites en ligne où les utilisateurs peuvent déposer leur clés publiques), ne divulguez jamais votre clé privée à qui que ce soit. Génération d'une nouvelle paire de clésPour utiliser GnuPG, vous devez tout d'abord générer une nouvelle paire de clés : vos clés publique et privée. Vous pouvez le faire à l'aide de l'option --gen-key à l'invite du shell.
Dans une fenêtre Xterm, entrez gpg --gen-key. Etant donné que vous travaillez généralement avec votre compte utilisateur, c'est là que vous devrez le faire plutôt qu'en tant que root. Un écran d'introduction s'affiche, contenant des options de clé, y compris une option recommandée (option par défaut), similaire à celle ci-dessous :
La plupart des écrans dans lesquels vous devez sélectionner une option proposent, entre parenthèses, l'option par défaut. A moins d'avoir une excellente raison de ne pas le faire, vous pouvez accepter les options par défaut en appuyant simplement sur Entrée. Dans le premier écran, nous vous conseillons d'accepter l'option par défaut : (1) DSA and ElGamal. Cette option vous permet de créer une signature numérique et de crypter et décrypter à l'aide de deux types de technologies. Tapez 1, puis appuyez sur Entrée. Ensuite, sélectionnez key size, c'est-à-dire la longueur de la clé, exprimée en bits. Généralement, plus la clé est longue, mieux elle résiste aux attaques. La taille par défaut, qui est de 1024 bits, devrait convenir à la plupart des utilisateurs ; appuyez sur Entrée. L'option suivante vous demande de spécifier la durée de validité de votre clé. Habituellement, la valeur par défaut (0 = key does not expire) convient parfaitement. Si vous tenez néanmoins à sélectionner une date d'expiration, songez que toute personne avec qui vous aurez échangé votre clé publique devra également être informée de cette expiration, et recevoir votre nouvelle clé publique. Vous devez ensuite fournir un ID utilisateur composé de vos nom et adresse électronique et d'un commentaire éventuel. Cela fait, un récapitulatif des informations entrées s'affiche. Après avoir confirmé vos choix, vous devez entrer une phrase de passe, sorte de mot de passe qui permettra de vous valider en tant que propriétaire de vos nouvelles clés.
Une fois votre phrase de passe entrée et confirmée, vos clés sont générées. Un message similaire à celui ci-dessous s'affiche :
Lorsque l'activité à l'écran cesse, les nouvelles clés sont générées et placées dans le répertoire .gnupg. Pour afficher les clés, utilisez la commande gpg --list-keys ; un message similaire à celui ci-dessous s'affiche :
Echange de clésUne fois votre paire de clés créée, vous pouvez échanger votre clé publique avec les personnes de votre choix. Pour ce faire, exportez votre clé publique et importez les clés publiques de vos correspondants. Exportation de clésPour exporter votre clé afin de pouvoir l'envoyer par courrier électronique ou la coller dans une page Web, utilisez la commande suivante :
Le résultat qui s'affiche ressemble à ceci :
Importation de clésLorsque vous importez la clé publique de quelqu'un, vous l'ajoutez à votre porte-clés. Ensuite, lorsque vous téléchargez un document ou un fichier de ce correspondant, vous pouvez vérifier la validité de ce document par rapport à la clé que vous avez ajoutée à votre porte-clés. Pour importer une clé, utilisez l'option --import. Pour illustrer notre propos, nous allons télécharger et importer la clé publique de Red Hat. Ainsi, chaque fois que vous voudrez valider un paquetage de Red Hat, vous pourrez contrôler sa signature par rapport à la clé récupérée. La clé de Red Hat est disponible à l'adresse http://www.redhat.com/about/contact.html. Depuis votre navigateur, vous pouvez télécharger la clé en appuyant sur la touche Maj tout en cliquant sur le lien de téléchargement, puis en cliquant sur le bouton OK pour enregistrer le fichier (par exemple, redhat2.asc). A l'invite du shell, importez la clé à l'aide de la commande suivante :
Le message qui en résulte indique que la clé a été traitée ("processed"). Pour vérifier si la clé a été ajoutée, tapez gpg --list-keys. Vous verrez s'afficher la clé que vous venez de télécharger sur le site de Red Hat, de même que vos propres clés.
Vérification des paquetagesLa commande permettant de vérifier un paquetage téléchargé (rpm --K nom de fichier) suit la même procédure que celle utilisée avant la génération de vos clés GnuPG et l'ajout de la clé de Red Hat. Une fois la clé de Red Hat ajoutée à votre porte-clés, le message qui s'affiche est légèrement différent : md5 gpg OK. Cela signifie que le paquetage n'a pas été corrompu et que vous pouvez faire confiance à son auteur, à savoir Red Hat. A partir d'iciIl y aurait naturellement beaucoup plus à dire sur GnuPG (et la technologie de cryptage). En fait, le volume d'informations existantes dépasse largement la portée de ce guide. En revanche, vous pouvez vous initier à des concepts tels que la gestion de clés, l' importation et l' exportation de clés, en vous reportant au Chapitre 13.
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